13.02.2008

Les maisons vides ou la joie d'être propriétaire.

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais dans la journée, lorsque vous vous baladez dans un quartier de villas, la plupart des maisons sont vides. Il n'y a personne. Normal, me direz-vous: les enfants sont à l'école, les parents au travail, les autres dans un home.

Le couple, heureux propriétaire d'une maison si bien arrangée pour y vivre de si belles heures, n'y arrive que le soir ... pour se dépêcher de préparer le repas, de faire les devoirs avec les enfants, de les coucher pour ensuite s'installer devant la TV à écran plat et enfin décompresser.

Il faut bien que le couple travaille puisque les intérêts hypothécaires de cette maison rêvée, si belle à vivre, sont à payer.

Heureusement vient le week-end. Les commissions, la lessive, le nettoyage et les inévitables amis qui passent nous voir et voilà qu'il est déjà temps de se remettre au travail pour payer ... les factures et autres intérêts.

Heureusement viennent les vacances. Mais alors il faut partir à ski ou en easy pour se dépayser tant la fatigue des semaines est grande. Tout cela pour offrir aux enfants, en plus d'une chambre individuelle avec vue sur le jardin familial pendant la semaine (à deux dans une chambre ils seraient trop serrés et auraient de la peine à s'entendre et seraient perturbés dans leur croissance), un peu d'évasion vacancière pour pouvoir dire aux copains: "Nous ? Nous étions à Honolulu."

Les maisons pour lesquelles tant de sacrifices sont consentis restent vides, désespérément vides. Et elles s'ennuient d'être si belles pour si peu de temps ou pour la nuit.