01.05.2008
Les filles seules
Linda Lemay, qui ne manque pas de compassion et de bon sens, parle des filles seules dans une de ses magnifiques chansons. J'y pense parce qu'il me semble en rencontrer beaucoup. Pourquoi ?
Le mariage, bien sûr, n'est plus à la mode, remplacé par des passions qui semblent bien plus intéressantes. Elles le seraient peut-être si les enfants grandissaient en un clin d'oeil et si les sentiments de l'un et de l'autre pouvaient s'éteindre comme lorsque l'on appuie sur un bouton. Ce n'est pas le cas ! Les passions laissent des traces, des blessures souvent.
Comme il est difficile de revenir aux couleurs originelles après avoir marié deux couleurs, on renonce. Un des effets collatéraux à cet abandon du mariage, c'est que beaucoup restent sur la touche. Pour elles et pour eux, le besoin d'un amour conjugal et familial profond n'est jamais comblé. La solitude pèse lourdement. Faut-il s'en étonner ?
Par le passé chacun se préparait au mariage, c'était ainsi. Il me semble alors que la vie avait plus de profondeur et était plus généreuse. Ai-je raison ou suis-je devenu un vieux nostalgique ?
17:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mariage, filles seules, célibat, lemay
20.02.2008
L'occident vit-il sur une bombe à retardement ? 4, 3, 2, 1, boum !
Au début de la création, Dieu, dans sa sagesse, a instauré un ordre que l’on pourrait, dans le domaine familial, résumer de la manière suivante : Dieu - le couple (homme - femme) - l’enfant.
L’homme occidental, post-chrétien, a éloigné Dieu de sa vie qu’il souhaite gérer librement.
Reste alors le trio : homme - femme - enfant. Dans cet ordre créationnel, Dieu affirme que l’homme est le chef de sa femme (Eph. 5 :23 Attention, ceci ne veut pas dire inégalité : dans leur égalité, le Père est le chef du Christ !).
Mais aujourd’hui, l’homme se dissipe comme brouillard au soleil. En effet, le mâle, avide de libertés, disparaît du cercle familial car il ne veut plus prendre ses responsabilités paternelles trop contraignantes. La femme ne le retient pas, affirmant ne pas avoir besoin de chef puisqu’elle est l’égale de l’homme et qu’elle revendique les mêmes libertés.
Reste alors le duo : femme - enfant. Dans ce duo, l’ordre est très vite inversé. L’enfant grandissant n’a plus autant besoin de sa mère et retourne très vite la situation en sa faveur pour devenir, bien qu’inexpérimenté, le petit chef. Toute l’attention "familiale" se porte vers cet enfant-roi et ses besoins. Le couple, qui devait être homme - femme, devient enfant - femme et ne peut subsister. Un jour, c’est certain, l’enfant abandonnera sa mère !
Reste alors le soliste : l’individu. En la démission du père, en la prise de pouvoir de l’enfant sur la mère qui se voulait libre, c’est l’égoïsme qui triomphe du don. C’est la victoire du moi sur le nous, du déséquilibre sur l’équilibre. Finalement, c’est la mort d’une civilisation qui n’apprend plus ses valeurs au sein de la famille et ne peut les apprendre nulle part ailleurs, sinon dans un essai d’autosatisfaction voué à l’échec. Y aurait-il plus de bonheur à donner qu’à recevoir ?
Mais la vie porte toujours en elle une espérance. Cette mort d’une civilisation, l’histoire nous le dit, s’est toujours faite au profit d’une autre civilisation, émergeante, qui respecte, elle, l’ordre voulu de Dieu. La civilisation occidentale post-chrétienne est en perdition et les économies anticipantes se sont déjà tournées vers d’autres cieux.
L’Eglise devrait opposer une forte résistance à ce courant dévastateur et préserver l’ordre créationnel, d’avant la chute ; réserver aux hommes et aux femmes le ministère propre à chacun au sein du couple et encourager le respect et l’obéissance des enfants dus aux parents.
Alors merci à ces couples qui résistent, malgré les ans et l’air du temps et à ces jeunes qui honorent leurs parents. Il y a dans ces actes de vie contraires aux vents du monde une explosion possible, de vie précisément.
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, homme, femme, enfant, Dieu, mariage, rôle
23.01.2008
Bonne nouvelle ! La Suisse est religieuse.
En 2007 en France, et pour la première fois, la majorité des bébés sont nés hors mariage (50,5 % des naissances). En scandinavie, 6 enfants sur 10 naissent en dehors du mariage.
Et la Suisse? Seulement 18 % des enfants naissent dans ces conditions.
La raison? Il semble que la religion en soit la cause principale. Ce que vous croyez va définir ce que votre famille sera. Alors que croyez-vous ? Cette question est essentielle pour votre famille.
Ceci dit, il vaut mieux s'aimer, se respecter, être fidèle hors mariage qu'être marié et se trahir ou se haïr.
Ceci dit, si vous vous aimez vraiment, pourquoi ne pas vous marier ? Ah oui, encore une question d'argent.
Mais quelle est votre religion ?
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naissances, mariage, famille, religion
22.12.2007
Sara recherche un homme
"Il n'y a plus ni homme ni femme." Galates 3:28
Ces paroles raisonnaient dans la tête de Sara qui souffrait de ne pas être encore mariée. Petite fille déjà, elle rêvait de ce jour où elle pourrait enfiler la magnifique robe blanche et épouser son prince charmant.
Sara avait connu plusieurs hommes, mais aucun ne l'avait enthousiasmée suffisemment longtemps. Ces Messieurs restaient indécis et ne voulaient pas s'engager à long terme. L'incertitude de la vie les empêchait de prendre une décision.
Le temps avait passé et Sara était une belle jeune femme de 28 ans. Elle avait surtout été blessée dans sa dernière relation. Elle l'avait connu voici trois ans et elle s'était, cette fois, donnée. Lui s'était lassé. Sara se sentait salie, coupable, pas à la hauteur. Son miroir reflétait une fille moche alors que Sara était fort belle.
Justement, Sara venait de lire l'histoire de Sara, celle qui avait vécu des milliers d'années avant elle. C'était son amie Julie qui lui avait parlé de la Bible. Elle ne s'y était pas intéressée avant cette dernière crise sérieuse. Elle avait retrouvé le Livre offert qui portait la dédicace suivante:"A Sara, princesse des temps modernes, en souvenir de notre belle amitié. Julie." Julie lui avait expliqué que Sara signifie "Princesse".
Un passage l'avait étonnée. C'est lorsque la Bible dit de Sara qu'elle est un exemple à suivre dans son obéissance à Abraham. De plus, Sara est recommandée parce qu'elle appelait son mari "monseigneur" (1 Pierre 3:6). Etre soumise à un homme, cela ne plaisait pas du tout à Sara. Elle se sentait volée et trompée, comment pouvait-elle en plus obéir à un homme ?
Il y avait pourtant en elle ce fort besoin d'être soutenue, aimée, protégée, de se donner ... mais à qui? Y avait-il encore des Abraham? Sara s'était mise à étudier de plus près la vie de cet homme et ce qui la frappa, c'est qu'Abraham était un homme soumis, lui aussi. C'était un voyageur, mais il n'était pas libre de son itinéraire, il obéissait à Dieu. Comble de l'obéissance, il avait accepté de soumettre son fils bien aimé à la lame de son couteau.
Si tout commençait par la confiance en Dieu? La soumission à Dieu ? Sara réfléchissait mais préférait retenir les paroles que Julie lui avait laissées face à ses questions:"Il n'y a plus ni homme ni femme." Elle n'était pas à l'aise avec ce passage, car elle se sentait femme. Elle avait envie d'avoir un mari et d'enfanter. Que voulait dire ce texte? Julie n'avait pas pu le lui expliquer de manière satisfaisante sinon de lui dire que les choses avaient changées, qu'aujourd'hui il ne fallait plus traiter son mari en seigneur, encore moins lui obéir.
Comme elle était une jeune femme décidée, Sara appela le curé du village qui avait pour réputation de tenir le vieux Livre en très haute estime. Après un court entretien, Sara avait retenu trois points que le curé lui avaint énumérés en tenant son pouce, son index et finalement son majeur:
1. Dieu aime la femme autant que l'homme!
2. Dieu a créé l'homme et la femme à son image. Il a trouvé que cela était très bon. Sur cette terre, l'homme reste homme et la femme reste femme; chacun avec ses particularités, mais c'est toujours très bon!
3. L'homme et la femme ont valeur égale. Pour Dieu, il n'y a pas de différence de valeur entre un homme et une femme. En Jésus-Christ, il n'y a plus ni homme ni femme.
"Et l'obéissance de Sara à son mari?" S'était exclamée Sara.
Après un silence bienfaisant, le curé lui avait calmement répondu:
"Imagine un homme qui t'aime, qui t'aime plus que lui. Un homme qui veut ton bien et le bien de sa famille. Un homme qui a pour habitude d'obéir à Dieu, comme Abraham. Un homme qui tient ses promesses. Imagine cela. Ne voudrais-tu pas lui faire confiance si tu l'aimais? Ne pourrais-tu pas lui obéir?
Je sais, ces hommes là sont difficiles à trouver, mais j'en ai connu. Souviens-toi, Sara, pour les reconnaître, pense à Abraham, il était ami de Dieu (Jacques 2:23)."
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