24.12.2007

Pourquoi tant vouloir pour laisser ?

Elle portait un nom de fleur et allait bientôt fêter ses cent ans, mais du haut de ses printemps, elle s'intéressait à tout. Ce qui l'étonnait, c'était l'énergie dépensée par les couples d'aujourd'hui pour avoir des enfants.

Elle comprenait ce désir profond de maternité car elle n'avait pas eu d'enfant, pas même un. Toutes ces pipettes et éprouvettes, ces exploits médicaux, l'effrayaient. Elle, elle s'était contentée de prier Dieu. Il ne lui avait pas répondu. Elle était restée stérile; ou son mari, car à cette époque, on ne savait pas.

Elle était frappée par toute cette technologie qui investissait la procréation, alors que l'enfant, une fois venu, était placé dans une crèche, dans une garderie, car maman n'avait plus le temps ou ne pouvait plus rester auprès de cet être tant désiré.

Elle y voyait un trouble de la société: tant de peine pour ensuite laisser à d'autres le soin d'élever ce trésor si précieux. Elle s'étonnait, mais ne condamnait pas car elle savait qu'il était difficile de vivre, simplement vivre, aujourd'hui.

Elle s'en est allée juste avant Noël.

Elle n'est cependant pas restée stérile, elle a beaucoup donné. Et nous avons beaucoup reçu d'elle, grâce à Dieu.

A la veille de Noël, je voulais lui rendre hommage, à cette fleur qui a accueilli Jésus dans sa vie, alors qu'il n'y avait pas de place pour Lui à l'auberge, Il avait dû se contenter d'une crèche.

Joyeux Noël !