14.05.2008

Education ou connaissance ?

Il y a peu, alors que j'écoutais la radio, un homme fort intéressant (son nom m'a échappé mais il avait un bel accent du sud) disait que l'éducation avait disparue.

Nous avons bien un ministre de l'éducation (pas en Suisse !), mais on ne fait pas de l'éducation, on transmet des connaissances, ce qui est très différent.

Si j'ai bonne mémoire, il disait encore que c'était le peuple, au travers de la famille, qui avait fait l'éducation des humains; aujourd'hui, on a créé un ministère de l'éducation mais les citoyens ne sont plus éduqués, ils sont remplis de connaissances et laissés à eux-mêmes.

La transmission de connaissances peut faire paraître sage, mais c'est la pratique, la vie réelle qui démontre si la sagesse existe vraiment.

Éduquer, c'est élever, amener plus haut pour voir non pas en "petit égoïste" qui cherche d'abord son avantage personnel, mais en homme qui sait voir de plus haut, comme Dieu voit. Et Dieu est très sensible à l'humain et à ses actes, il en jugera même la teneur. Et Jésus promet des surprises.

Le commencement de la sagesse, dit l'Ecriture, est la crainte de l'Eternel !

Est-ce une nouvelle connaissance pour vous ?

08.05.2008

Pourtant ils savaient

Ils étaient très nombreux et très jeunes, et beaucoup étaient effondrés. Ils pleuraient qui un fils, un ami, un pote ou un collègue. Il avait choisi de partir comme l’on dit. Mais partir où ?

Devant tant de tristesse, on se dit qu’ils vont réfléchir, penser à leur vie, arrêter de boire trop les fins de semaine, entreprendre quelque-chose de constructif, saisir la vie avec plus de maturité plutôt que de penser "à avoir" toujours plus facilement. Mais ils ont peut être déjà trop eu ou alors trop vu.

On leur avait dit ... à ceux que l’on connaissait ... pour avoir ce penchant à s’alcooliser, à s’éclater trop, à fuir l’adulte pour rester un enfant plus longtemps alors que le corps et les ans aspirent à se prendre en charge et à construire. C’était un cri ! Ils le savaient, ce chemin était sans issue.

Je ne leur jette pas la pierre, car pour ceux qui sont partis, la souffrance était immense. Mais je pense à ceux qui étaient là et qui pleuraient, ont-ils pris conscience qu’il est temps de se réveiller et de devenir quelqu’un ? Quelqu'un qui résistera à l’épreuve du temps pour prendre le chemin sur lequel "Celui qui sait tout" conduit.

Ils le savent pourtant, la vie n’est pas dans le fond d’un verre, mais dans la relation. Solitude quand tu nous tiens !
Dieu veut te tenir, il faut accepter ce soutien envers et contre nous.

01.05.2008

Les filles seules

Linda Lemay, qui ne manque pas de compassion et de bon sens, parle des filles seules dans une de ses magnifiques chansons. J'y pense parce qu'il me semble en rencontrer beaucoup. Pourquoi ?

Le mariage, bien sûr, n'est plus à la mode, remplacé par des passions qui semblent bien plus intéressantes. Elles le seraient peut-être si les enfants grandissaient en un clin d'oeil et si les sentiments de l'un et de l'autre pouvaient s'éteindre comme lorsque l'on appuie sur un bouton. Ce n'est pas le cas ! Les passions laissent des traces, des blessures souvent.

Comme il est difficile de revenir aux couleurs originelles après avoir marié deux couleurs, on renonce. Un des effets collatéraux à cet abandon du mariage, c'est que beaucoup restent sur la touche. Pour elles et pour eux, le besoin d'un amour conjugal et familial profond n'est jamais comblé. La solitude pèse lourdement. Faut-il s'en étonner ?

Par le passé chacun se préparait au mariage, c'était ainsi. Il me semble alors que la vie avait plus de profondeur et était plus généreuse. Ai-je raison ou suis-je devenu un vieux nostalgique ?